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Les coulisses de la saison chez Vignoble Février

Chez nous le local a un nom. Derrière chaque produit local se cache une histoire, un savoir-faire, des petits secrets et des saisons bien remplies. Aujourd’hui, Vignoble Février répond à nos 3 questions pour nous raconter son quotidien, ses plus beaux souvenirs en vente directe et son produit préféré à cuisiner.

Sur quoi travaillez-vous en cette saison sur votre exploitation ?

Nous venons de terminer le travail d’hiver, l’arrachage, le travail des sols. Là, les terres sont sèches, donc on intervient avec du désherbage mécanique, parce qu’au printemps l’herbe pousse vite et il faut y revenir souvent.

On commence aussi à penser à la protection de la vigne : les premiers traitements pour prévenir les maladies, c’est le moment de lancer la campagne. Ensuite viendront les travaux d’été, les travaux manuels, couper les petites branches, entretenir les sols, brasser la terre pour favoriser une restitution naturelle d’azote.

Et puis il y a le chai, qui lui ne s’arrête jamais vraiment. En automne/hiver, après la récolte, c’est la vinification, la distillation du vin, la mise sous-bois, ce sont les grands moments de la vie du chai dans les Charentes. On fait aussi les assemblages, on prépare le Pineau, on le filtre, on suit la qualité pour que le produit soit parfait. Au printemps, on laisse vieillir : on sort les eaux-de-vie, on les aère pour favoriser le vieillissement, puis on les remet en fût.

Depuis que vous faites de la vente directe, avez-vous une anecdote marquante ou une fierté particulière à partager ?

Mon plaisir, au fond, c’est que les gens passent un bon moment. Au moment des fêtes, je me dis toujours que pendant que je suis avec ma famille, mes clients sont avec les leurs, et qu’ils ont ma bouteille sur la table. Tout le travail de l’année, c’est pour ça : créer du lien.

L’anecdote qui me touche le plus, c’est celle d’un Suédois et d’un Barcelonais qui s’étaient retrouvés au Kenya et avaient partagé une de mes bouteilles. Le moment avait été tellement bon que, quelque temps plus tard, quand le Suédois a fait la route jusqu’à Barcelone pour retrouver son ami, il a fait un détour par l’exploitation pour reprendre exactement la même bouteille. Chercher une bouteille charentaise en venant de Suède, via le Kenya et Barcelone… c’est quelque chose qui me rend vraiment fier.

Quelle est votre recette ou votre plat préféré préparé avec un de vos produits ?

J’aime bien proposer des choses simples et accessibles. Par exemple, un cocktail avec du Pineau rosé : deux glaçons, un tonic artisanal et une rondelle de citron jaune. C’est frais, et ça change un peu tout en gardant les arômes.

Côté cuisine, le Pineau se marie très bien avec des plats comme le lapin, grâce à son côté légèrement sucré.

On peut aussi l’utiliser avec du poulet, en ajoutant un filet de Pineau blanc pendant la cuisson : ça aide à caraméliser la viande et ça apporte une touche vraiment sympa.

Le vendredi 29 mai est dédié aux scolaires. Écoliers, collégiens et lycéens sont invités à découvrir les métiers du vivant (agriculture, environnement, alimentation, paysage…) à travers des pôles thématiques, des ateliers interactifs, des démonstrations et des échanges avec des professionnels passionnés.

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